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  • L'anxiété c'est quoi ?

    Anxiété cabinet de thérapie valérie PerriaudL'anxiété est un trouble émotionnel caractérisé par le sentiment d'un danger imminent ( sensation d'insécurité ) qui s'accompagne de troubles physiques et psychiques tels que boule dans la gorge, difficulté à respirer/poids sur la poitrine, mal au ventre, crise de panique...
     
     
    L'anxiété est-elle utile  ?
     
    Oui, car L'anxiété est naturelle et inévitable chez l'être humain. Elle a la fonction de prévenir d'un réel danger et de nous permettre d'y faire face efficacement. C'est la fameuse décharge d'adrénaline qui accélère le cœur et permet un démarrage rapide pour fuir un danger précis comme une agression physique, ou encore pour surmonter un défi. Le problème, c'est que la plupart des dangers qui nous menacent dans le monde moderne ne sont pas aussi évidents, aussi concrets. Ils sont plus flous, moins palpables, et il est bien plus difficile d'y faire face facilement.
     
    Quand le danger est une peur de ne pas être à la hauteur, une peur qu'on se moque de vous, une peur de ne pas plaire… la réaction adaptée n'est pas facile à trouver. Car la fuite n'est pas la solution évidente ! Alors, l'anxiété, au lieu de se transformer en action musculaire, s'accumule sans s'extérioriser. Elle peut alors finir par nous envahir, nous déborder.
     
     
    Les signes :

    Nous éprouvons une crainte d'anticipation (il va arriver quelque chose de néfaste), nous nous sentons sous tension permanente, paralysés…. Les signes les plus fréquents sont les tremblements, transpiration, troubles du sommeil, fatigue exagérée, étourdissements, le cœur qui s'accélère, la difficulté à se concentrer, à respirer, l'irritabilité, bouche sèche, etc.

    Si les symptômes de votre anxiété ne se résorbent pas quand la situation préoccupante rentre dans l’ordre ou qu’elle n’est pas liée à des événements de la vie, qu’elle se manifeste de plus en plus sans raison et que son niveau d’intensité est tel qu’elle envahit votre existence, on parle alors d’une des maladies de la famille des troubles anxieux.

     

    Voici les principales formes de maladie anxieuse :

    Le trouble panique : le « système d’alarme » de la personne se déclenche alors qu’aucun danger réel ne la menace ; cela se manifeste par l’apparition des symptômes d’une décharge d’adrénaline : fréquence cardiaque accélérée, difficultés respiratoires, tremblements, serrements de la poitrine, peur de mourir.

     

    l’agoraphobie : une forme particulière de trouble phobique où l’individu craint les lieux publiques, souvent de peur de ne pouvoir en sortir facilement, par exemple, incapable de faire la file d’attente au supermarché ou à la banque.

     

    la phobie spécifique : la personne nourrit une peur irrationnelle face à une situation qui ne représente pas de danger réel, par exemple, avoir peur des araignées ou des couleuvres, avoir peur de voyager en avion, etc.

     

    la phobie sociale : une peur envahissante et incapacitante devant certaines activités sociales non menaçantes telles que de parler en public, boire ou manger en public, engager la conversation avec quelqu’un.

     

    le trouble obsessionnel-compulsif : la personne se sent envahie par des pensées récurrentes qui l’obsèdent, tout en sachant le plus souvent qu’elles n’ont pas de sens, par exemple, craindre que le gaz soit ouvert alors qu’elle sait qu’il ne l’est pas ou craindre d’attraper des maladies au contact d’objets usuels ; elle se sent compulsivement obligée de faire certaines actions, souvent répétitives afin de réduire l’anxiété provoquée par des idées obsédantes, par exemple, vérifier plusieurs fois que le gaz  est bien éteint, se laver les mains à répétition pour éviter d’attraper des maladies; l’un ou l’autre ou les deux types de symptômes peuvent incommoder la personne.

     

    l’état de stress post-traumatique : à la suite d’un traumatisme majeur qui lui a généralement fait craindre pour sa vie (terrorisme, guerre, cataclysme naturel, écrasement d’avion, agression sexuelle, vol à l'arraché, prise d’otage, accident d’auto, etc.), une personne vit beaucoup de peur, elle revit l’événement traumatisant (flashback ou rêves) et elle tente d’éviter toute situation lui faisant penser au traumatisme.

     

    l’anxiété généralisée : une forme d’anxiété où la personne s’inquiète constamment pour elle-même ou son entourage en lien avec plusieurs des événements réels ou appréhendés qui sont en soit peu probables ou pour lesquels l’anxiété est hors de proportion. Par exemple, elle peut craindre, entre autres, que ses enfants subissent un accident de la route à chaque fois qu’ils quittent pour l’école alors que le trajet se situe dans un quartier tranquille.

     

    Que faire pour aller mieux ?

    On sait que les cellules de cerveau sont en communication constante entre elles. Elles utilisent des neurotransmetteurs à cette fin. Capture d e cran 2020 03 24 a 21 20 12Ce sont les neurotransmetteurs qui régissent les émotions, les mouvements, les pensées, les fonctions cognitives (mémoire, concentration, jugement, etc.) et les fonctions de survie (sommeil, appétit, digestion, élimination, contrôle de la douleur, réflexes, etc.).

    Dans les troubles anxieux, l’équilibre des neurotransmetteurs est perturbée.
    Il importe donc de commencer par rectifier son hygiène de vie, car  certains comportements contribuent à en diminuer les risques : de saines habitudes de vie (bien manger, faire de l’exercice, dormir suffisamment, réduire la consommation d’alcool ou de drogues) et un bon réseau de soutien social (se confier à des amis, se distraire, etc.) peuvent éloigner les troubles anxieux.

    Ceci ne guérit pas un trouble anxieux, mais peut éliminer des facteurs qui l’accentuent ou l’entretiennent.

     

    Si vous notez depuis plusieurs jours une souffrance incapacitante, une difficulté à répondre à vos obligations professionnelles, sociales ou familiales, il est urgent de voir votre médecin de famille ou un thérapeute. N’attendez pas d’être devenu(e) incapable de faire vos activités habituelles pour consulter. Un professionnel pourra voir avec vous s’il s’agit bien d’un trouble anxieux ou d’un autre problème et vous proposera un  traitement adapté à vos besoins.

     

    Existe t'il des traitements ?

    Oui, Il existe des traitements éprouvés des troubles anxieux, et plus vous consultez tôt, plus ces traitements ont des chances de vous soulager. Dans la majorité des cas, un traitement offrant une psychothérapie, des médicaments contre l’anxiété ou une combinaison des deux s’avère très efficace.

    A quoi sert une psychothérapie : Elle permet de mettre en mots vos difficultés et vous aide ( si nécessaire ) à retrouver l'origine / la cause de vos souffrances. Mais aussi à en comprendre les mécanismes et à les régler pour ne plus en être dépendants/ ne plus subir.  Ces prises de consciences et cette gestion des problématiques guidées dans un cadre bienveillant permettent d'adapter plus justement vos réponses émotionnelles à votre quotidien et ainsi de vous libérer progressivement de vos maux. Des outils vous permettront de gagner en autonomie afin de mettre en pratique chez vous les bénéfices acquis en séances thérapeutiques.

    A quoi servent les médicaments : Les catégories de médicaments utilisés contre les troubles anxieux, agissent en rétablissant l’équilibre entre les différents neurotransmetteurs du cerveau qui régissent les émotions, les fonctions cognitives (mémoire, concentration, etc.) et les fonctions somatiques (réactions de peur agissant sur la fréquence cardiaque, la respiration, etc.). Si votre médecin vous en prescrit, il est important de les prendre fidèlement et d’être patient. N’arrêtez jamais votre traitement si vous allez mieux. Votre médecin saura fixer avec vous les modalités d'arrêt de votre traitement en général en baissant progressivement les doses.

     

    Dans tous les cas, ne restez pas seul(e)s, ne vous isolez pas.

    Des professionnels sauront vous informer et vous aider à soulager vos souffrances.

     

     

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  • Qu'est-ce que la dépression ?

    La dépression est une maladie très répandue, dont les conséquences sur la vie sociale, professionnelle et affective des malades ne sont pas sans gravité. Que vous soyez vous même dépressif ou que vous partagiez la vie d'une personne dépressive, je vous propose de voir ensemble les répondes à vos nombreuses interrogations d'abord en définissant ce qu'est la dépression :


    La dépression est une maladie psychosomatique due à un dérèglement de l'humeur.

     

     

    " Ça se discute"  La dépression - traitement et psychothérapie.
    Paricipation du Docteur Jérôme Palazzolo.
     
    Il existe différentes formes de dépression
    Dépression névrotique / dépression psychotique :
    La dépression névrotique est une forme atténuée ou mineure par rapport à la dépression psychotique dans laquelle le contact avec la réalité est gravement altéré, jusqu'à l'émergence d'idées délirantes.
    - Dépression psychogène / dépression endogène :
    La première est liée à des aspects psychologiques individuels préalables alors que la seconde est supposée imputable à des facteurs biologiques (en l'absence de facteur psychologique déclenchant).
    - Dépression réactionnelle / dépression autonome :
    La première apparaît en réaction à un événement extérieur alors que la dépression autonome ne semble pas avoir de facteur déclenchant précis.
     
    Les symptômes de la dépression
    L'état dépressif se caractérise par des symptômes psychiques, comportementaux, physiques.
     
    Les symptômes psychiques 
    La tristesse dépressive :
     
    triste-psychotherapeute-asnieres.jpgLa tristesse d'une personne dépressive présente les caractéristiques suivantes : elle succède à un état de morosité, elle imprègne la perception du présent, du passé et du futur, elle engendre une incapacité à éprouver du plaisir (ou anhédonie), elle est comparable à celle d'une personne venant de subir le deuil d'un être  cher : le monde paraît vide, rien ne peut avoir assez d'intérêt pour atténuer cette situation pénible, l'avenir n'est plus porteur d'espoir, ennui, monotonie mais aussi douleur morale caractérisent également cette tristesse, elle est souvent associée à des idées suicidaires (tant l'avenir paraît sans espoir pour une personne déprimée).
    La tristesse d'une personne déprimée est une vraie douleur morale qui engendre une profonde souffrance.
     
    L’anxiété :
    peur-psychotherapeute-asnieres.jpgIl n'y a pas d'humeur dépressive sans anxiété et réciproquement. L'anxiété est une sensation de tension intérieure, de danger imminent. Elle peut être paralysante ou au contraire susciter de l'agitation (incapacité à rester en place,  ...). Elle peut se cristalliser sur une situation particulière ou un objet : peur nouvelle d'un contexte social avec incapacité à l'affronter (changement de travail par exemple), préoccupations excessives sur son état de santé,... L'anxiété devient "angoisse" lorsque des symptômes somatiques s'associent à ces peurs : oppression thoracique, palpitations, sueurs, tremblements, gorge serrée, difficulté à déglutir, ...
    Les troubles cognitifs :
     
    depression-psychotherapeute-asnieres.jpgL'état dépressif s'accompagne toujours de troubles cognitifs.Ils sont fonctionnels et réversibles (c'est-à-dire qu'ils disparaissent lorsque l'état dépressif disparaît). Ils se manifestent surtout lorsqu'un effort d'attention est nécessaire .A un premier degré, ces troubles cognitifs se manifestent sous forme : de difficultés à se concentrer ou de fatigabilité, gênant par exemple la lecture. Le jugement e raisonnement sont imprégnés par la tristesse, l'anxiété et le pessimisme.
     
     
     
    Les symptômes comportementaux
     
    Ralentissement psychomoteur
    Une première plainte dépressive peut être la fatigue, surtout matinale, s'atténuant paradoxalement au cours de la journée.
    Paralysie de la pensée et de l’action :
    Certains comportements sont caractéristiques d'une situation dépressive grave : clinophilie (incapacité à se lever), incurie, perte d'initiative, repli chez soi.
     
    Idées suicidaires
    80 % des déprimés souffrent d'idées suicidaires. L'entourage doit essayer d'en faciliter l'expression, ceci ne pouvant qu'aider le déprimé à se sentir davantage compris.
    Le risque suicidaire est d'autant plus élevé: que la dépression est sévère, qu'il existe des antécédents familiaux ou personnels de tentative de suicide ou de suicide, qu'un plan suicidaire est déjà établi, chez les hommes.Les tentatives de suicide sont plus fréquentes chez la jeune femme de 18 à 30 ans. Le suicide peut être longuement mûri ou au contraire accompli de manière  impulsive.
    Attention ! Plus les tentatives de suicide se répètent, plus le risque de mort par suicide devient important.
     
    Troubles du comportement
    - Troubles de l'humeur : la dépression hostile
    Certaines formes de dépression s'expriment de façon hostile (dépressions dites hostiles). Elles associent humeur irritable et troubles du caractère (irritabilité, agressivité ...). Ceci est surtout rencontré chez l'adolescent ou des jeunes femmes à personnalité fragile.
    - Troubles du comportement alimentaire :
    Les troubles des conduites alimentaires (anorexie mentale, boulimie) peuvent être un signe de trouble dépressif.
     
     
    Symptômes physiques
     
    Les principaux signes somatiques de dépression
    - Perte de poids en rapport avec l'anorexie, la perte du goût, la sensation d'oppression dans la gorge.
    - Troubles du sommeil : insomnie d'endormissement, réveils nocturnes avec cauchemars, insomnie de fin de nuit souvent associée à des idées suicidaires plus prégnantes. L'hypersomnie est une autre forme de trouble du sommeil : le patient trouve refuge dans un sommeil qui a perdu sa valeur réparatrice d'où la sensation de fatigue dès le réveil.
    - Troubles de la libido : baisse de l'appétit sexuel, impuissance ou frigidité.
    - Troubles digestifs : diarrhée ou constipation, anorexie, gastralgies, état saburral des voies digestives.
    - Troubles cardiovasculaires : palpitations, bouffées vasomotrices, hypotension et bradycardie dans les formes sévères.
     
    Parlez-en à votre médecin généraliste et n'hésitez pas à consulter un psychothérapeute si vous souffrez de ces symptômes ! L'association d'un traitement médical adapté et d'une thérapie de soutien ont prouvé leur efficacité.
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